Né au Laos mais vivant en France depuis presque 30 ans, Van Tame expose depuis quelques années à Paris, Bordeaux, Monaco, Milan, New York et Londres.

 

De profession infographiste, il propose aux spectateurs une esthétique du mouvement et des jeux de lumière appliqués le plus souvent au monde urbain.

Sa touche se rapproche visiblement des impressionnistes, car Van Tame ne peint pas des objets, mais des reflets. Saisir la trace d'un mouvement, immortaliser sur la toile l'atmosphère d'un jour pluvieux, perdre sa figure dans le flou du fond, faire exister l'effet plus la cause.

Sa chromatique est facilement reconnaissable : quasiment de la trichromie : jaune pour la lumière du jour, rouge pour la lumière de la ville et bleu pour l'eau et le ciel. L'éclat de sa peinture rappelle la délicatesse de Renoir ou la finesse de Turner.

La grande taille de ses toiles est une nécessite organique pour permettre le geste large et agité et la construction de l'espace par la représentation des reflets de lumière allongés verticaux ou horizontaux. Les motifs surgissent par leur silhouette fluide et confuse plaquée sur un ciel éblouissant de midi ou un crépuscule tardif bleu-rosé.

Représenter l'éclat nocturne de New-York, le brouillard de Londres ou un Lyon sous la pluie d'automne, capter une bagarre de rugby ou le galop d'une course de chevaux, suivre du pinceau le trafic, l'agitation, le souffle.

L'influence de l'aquarelle dans son travail à l'huile est décisive. La volonté de faire couler la matière se ressent surtout dans ses plans horizontaux rapprochés et les plans verticaux représentant des façades d'imposants bâtiments.

  Texte de Eliza Ploia

  sémioticienne de l'art

  www.actuartlyon.com


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